Les 4 300 habitants d’Ouvéa puisent leurs origines dans les migrations polynésiennes et mélanésiennes. L’influence polynésienne y est nettement plus marquée qu’à Lifou et Maré, le nom même de l’île est le nom polynésien de l’île Wallis (Uvea). Dans le district coutumier de Saint-Joseph, au nord, la chefferie de Takedji est une sorte d’enclave wallisienne au sein du district kanak. C’est pour cette raison qu’on parle deux langues vernaculaires à Ouvéa : le iaaï, langue kanak, et le faga-uvea d’origine polynésienne. Trois districts coutumiers divisent l’île : Saint-Joseph, Fayaoué et Mouli.

Ouvéa a hérité du surnom d’« île la plus proche du Paradis » dans les années 70, de Katsura Morimura, jeune écrivain japonaise venue séjourner à Ouvéa. Enchantée par le cadre et l’accueil chaleureux, elle intitula le roman qu’elle était en train d’écrire « L’île la plus proche du paradis », et situa l’action sur l’île, racontant une histoire d’amour entre une jeune Japonaise en visite et un descendant de Japonais établi à Ouvéa. Le livre, jamais traduit en français, a aussi fait l’objet d’un film, qui porte le même titre, sous-titré en français. Katsura Morimura est aujourd’hui décédée, mais le titre de son roman, lui, est toujours resté attaché à Ouvéa et explique en partie l’amour des visiteurs japonais pour cette île.